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Publié le · 2 min de lecture

La garantie décennale : ce qu’elle couvre, et à partir de quand

Échafaudage dressé contre la structure d’un chantier de construction résidentiel

C’est la garantie dont tout le monde a entendu parler, et celle sur laquelle vous risquez le plus de vous tromper, sur un point précis : la date à partir de laquelle vos dix ans se comptent.

Ce qu’elle couvre

Tout constructeur d’un ouvrage est responsable de plein droit, envers le maître ou l’acquéreur de l’ouvrage, des dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui, l’affectant dans l’un de ses éléments constitutifs ou d’équipement, le rendent impropre à sa destination (code civil, article 1792). « Responsable de plein droit » signifie que la victime n’a pas à prouver une faute du constructeur : elle doit prouver le dommage, sa gravité, et le fait qu’il est apparu dans le délai de garantie. C’est une différence majeure avec le vice caché, où la charge de la preuve est bien plus lourde.

Le point de départ, et lui seul

Vos dix ans se comptent depuis la réception des travaux, l’acte par lequel le maître de l’ouvrage déclare accepter l’ouvrage, avec ou sans réserves. Pas depuis la fin du chantier au sens courant, pas depuis votre emménagement. Le procès-verbal de réception est donc la pièce que vous devez retrouver en priorité : c’est lui qui dit si votre délai est ouvert ou fermé.

Ce que la loi interdit d’écarter

Toute clause d’un contrat qui viserait à exclure ou limiter cette responsabilité est réputée non écrite (code civil, article 1792-5). Un constructeur ne peut donc pas contractuellement se soustraire à sa garantie décennale.

Qui souscrit l’assurance correspondante

Le constructeur doit être couvert par une assurance décennale et en justifier dès l’ouverture du chantier (code des assurances, article L241-1). Cette assurance ne doit pas être confondue avec l’assurance dommages-ouvrage, souscrite par le maître d’ouvrage : les deux mécanismes sont détaillés sur la page garantie décennale et malfaçons, avec le tableau complet des acteurs et de leurs délais.

Un désordre découvert après la vente d’un bien déjà construit relève, lui, d’un régime différent : celui du vice caché, dont le délai part de la découverte et non de la réception.

Cette règle vous concerne et vous avez une date en tête ? Décrivez votre situation, vous êtes rappelé sous 24 heures ouvrées.

Voir « Vices cachés »